3. L'homme spaguettisAmphitrite. Tome 1.....

3. L'homme spaguettisAmphitrite.  Tome 1.....
L'homme spaguettis.

Dans un élan de panique, Tom retira le seau de sa tête et Bill le prit par le bras en courant vers leur chambre.
Le cadet prit son aîné et lui mit la tête sous l'eau de la douche. Il gémissait et se plaignait que ses yeux lui faisaient affreusement mal. Et que l'eau était affreusement froide. Mais Bill n'en avait que faire de l'eau froide. L'idée était de soulager les yeux de son frère. Il hurla à l'adresse de Georg pour que celui-ci aille téléphoner Kirk pour qu'il vienne les attendre devant l'hôtel. En précisent bien que c'était un cas d'urgence.
Alors que Bill essuyait le visage de son frère, Gustav vint les prévenir que leur chauffeur était là. L'androgyne le remercia et conseilla à Tom de garder l'essui avec lui pour aller à l'hôpital.


Bill faisait les cents pas dans la salle d'attente, la tête entre les mains. Il ne cessait de se répéter " Pourquoi j'ai fais ça ? Pourquoi ? A cause de moi, mon frère va devenir aveugle ". Il s'en voulait beaucoup. Il se sentait impuissant face à cet évènement. Il ne pouvait rien faire si son frère perdait la vue. Et ça le rendait fou.
Il regrettait vraiment son geste et se disait qu'il n'aurait jamais dû mettre ce seau sur la tête de Tom. Il avait eu l'attitude d'un gamin en voulant se vanger. Et il pensait à son jumeau qui lui en voudrait toute sa vie de lui avoir fait ça. C'était compréhensible. Si c'était lui, il ne voudrait même plus lui adresser la parole.
C'est plein de remords et inquiet que Bill vit le docteur s'avancer vers eux. Gustav et Georg se redressèrent des sièges où ils s'étaient assis.
- Alors docteur ? , demande l'androgyne, la voix tremblante.
L'homme en blouse blanche leur fit un sourire bien veillant.
- Ne vous inquiètez pas, les yeux de votre frère vont très bien.
Les trois garçons soupirèrent de soulagement. C'était une bonne nouvelle.
- D'ailleur, votre frère n'a jamais eu quelque chose à craindre. Continua le médecin. Vous m'avez dit la tout à l'heure qu'il avait reçu un produit chimique très dangereux pour les yeux. Or, nous avons découvert que ce n'était que du simple savon de nettoyage, il aurait fallu juste lui mettre les yeux sous l'eau tiède.
- Vraiment ? Mais c'est super ! , s'exclama Georg, heureux que son ami n'ait rien à craindre.
- Oui...Murmura Bill, un peu préoccupé.
Ce n'était que du savon. Alors pourquoi la fille lui avait elle mentit ? A moins qu'elle était mal renseignée. C'était surment le cas. Après tout, pourquoi aurait-elle inventé ça ?

Bill, Gustav et Georg allèrent voir Tom dans une des chambres de l'hôpital. Celui-ci était allongé sur son lit, et regardait la télé, celle-ci suspendu au coin du plafond. Il zappait et semblait un peu énervé de ne pas trouver son bonheur.

- Hey toi ! , fit Bill en arrivant.
- Salut les gars ! , souria Tom.
Les trois garçons s'étaient mis de chaque coté du lit et le regardait.
- Tu vas mieux ? , questionna Georg.
- Bien sur. Ce n'était que du savon. D'ailleur, on va devoir payer l'hosto pour rien. Heureusement qu'on est riche hein ! , rigola le dreadeux.
- Oui, c'est vrai. Mais au moins, on est sûr que tes yeux n'ont rien. Parce qu'imagine si ça avait été vraiment dangereux. Fit remarqué Bill.
- Ouai, merci les gars. Un moment, j'ai cru que je n'allais plus voir une seule fille nue de ma vie.
- Quel malheur...Rigola Gustav.
Tous rièrent.
- C'est pour ça que tu pleurais dans la voiture ? , demanda Georg.
- Oui, ria Tom.
Leur rires redoublèrent. Bill regarda son frère et se disait que son frère serait toujours le même gamin pervers et tordu qu'il avait toujours été. Mais finalement, c'était bien ainsi. Il était toujours là pour les faire rire et pour mettre une bonne ambiance dans le groupe. Et même si parfois il s'en plaignait, il avait un frère génial.

Une heure plus tard, ils retournèrent à l'hôtel. Il était dans les environs de dix-neuf heures et les garçons avaient vraiment très faim.
En entrant dans le hall, Tom repéra une jolie demoiselle qui se dirigeait justement vers le restaurant de l'hôtel. Malgré sa fatigue après cette journée éprouvante, il décida de dîner lui aussi au restaurant. Histoire de faire de l'oeil à cette jolie femme.
Les trois autres protestèrent, eux aussi très fatigués. Mais finalement, ils furent bien obligé de suivre le dreadeux et c'est comme ça qu'ils s'installèrent à une table pour quatre, près de celle de la jeune femme. Tom s'était installer expressément en face d'elle, dans son angle de vu. D'ailleur, la jolie blonde lui lança un coup d'oeil pendant quelques secondes, avant qu'un serveur vienne prendre sa commande.
Les garçons prirent tous le menu pour voir ce qu'il y avait d'interessant à manger. Il y avait beaucoup de plats gastronomiques et même certains dont Bill n'avait jamais entendu parler. Il grimaça en voyant qu'il y avait en entrée, des grenouilles à l'aïl. Qui pouvait bien manger ces petites bêtes sauteuses ? Les français étaient vraiment bizzare parfois, se dit il.

Finalement, la jeune réceptionniste vint les voir avec un carnet de note à la main.
- Bonsoir messieurs. Avez-vous choisis ?
Bill jetta un regard aux garçons. Gustav et Georg semblait ne pas savoir quoi prendre et était très concentré sur la carte, et Tom...regardait la demoiselle de la table à coté. L'androgyne leva les yeux au ciel. C'était donc pour ça que son frère était venu au restaurant. Il était vraiment irrécupérable.
Voyant qu'aucun ne répondait, il le fit. Parce que la demoiselle, serveuse-réceptionniste-femme de ménage, disons pour faire plus court 'multifonctions', semblait s'impatienter.

- Mmmh. Je prendrais des spaguettis à la bolognaise avec une portion de frite à part, s'il vous plait.
C'était un plat plutôt modeste pour quelqu'un qui pouvait se payer un hôtel tel que le Ritz, mais Bill n'aimait pas trop se compliquer la vie niveau culinaire. Et il préfèrait de loin les fastfoods aux restaurants de renommé. Rien de tel qu'un bon spaguetti avant d'aller s'affaler sur son lit en regardant un peu la télé.
- Bien. Et pour les autres ? , demanda la serveuse multifonctions en jettant un regard noir à Tom qui était plus préoccupé par la fille d'à coté, qu'à ce qu'il allait manger.
- Pour ma part, je prendrais un steak haché avec des pâtes s'il vous plait. Se décida Gustav.
Elle en prit note puis regarda Georg, toujours indécis. Elle resta quelques instants maiis voyant que le jeune homme ne semblait pas se décider, elle dit poliment :
- Si vous voulez, je peux revenir plus tard, quand vous aurez fait votre choix.
- Oui, c'est une bonne idée. Merci. Sourit Georg alors qu'elle tournait les talons pour aller en cuisine.
Bill avait bien regarder la fille, captivé par ses yeux vert émeraude. En premier parce que ceux-ci étaient vraiment impressionnant et magnifique, et en second, parce qu'il pensait les avoir déjà vu quelque part. Mais il se demandait bien où et quand. A son avis, ça devait être il y a longtemps. Il y réfléchirait cette nuit, dans son lit. Il allait bien finir par s'en souvenir.


Cin minutes plus tard, la fille aux yeux émeraudes revint vers eux pour prendre la commande de Georg.
- Finalement, je n'ai pas très faim. Je prendrais juste une crêpe au chocolat et chantilly s'il vous plait.
Elle leva les yeux au plafond et soupira doucement, sûrement un peu énervée que Georg lui ait fait perdre son temps juste pour ça.
Elle inscriva la commande et Bill remarqua son petit nez se froncer. Un tic qui lui donnait un air adorable et famillié. Il l'avait déjà vu, lui aussi.
Finalement, elle partit sans demander son reste, et sans même se préoccuper du ventre de Tom.
- Tom ! , appella Bill.
Le dénommé sursauta un peu et tourna la tête vers son cadet.
- Oui, petit frère ?
- Arrête de reluquer cette fille. C'est vraiment indécent la manière dont tu le fais. Tu la déshabilles carrément du regard.
- Et alors ? Qu'est-ce que ça peut faire ? Au moins, le message est clair et elle comprendra très vite mes intentions.
- Tu n'es qu'un idiot. Pesta Bill.
- Je sais. Tu me l'as déjà dit ce matin dans la voiture.
Bill le fusilla des yeux, lui tira la langue et croisa les bras en regardant ailleur. Le même air boudeur du matin même.
Tom ria de la mine de son frère. Et Gustav estima qu'il était mieux de changer de sujet et d'engager une conversation plus intéressante.


Pas grand chose d'intéressant dans cette suite.
Mais bon...Les suites sont mieux
au fur à mesure que l'histoire avance!

# Posté le vendredi 21 mars 2008 18:05

Modifié le vendredi 28 mars 2008 07:24

4. Quand un rêve remontre le passé.Amphitrite. Tome 1.....

4. Quand un rêve remontre le passé.Amphitrite.  Tome 1.....
Quand un rêve remontre le passé.


- Vous voyez la réceptionniste ? , demanda t-il.
- Heu...nan. Je ne l'ai pas vu ce matin. Je suis directement aller au restaurant. Dit Georg avec un léger sourire.
- Oui bon, c'est la même fille que celle qui est venu prendre notre commande.
- Aaaah, oui...Joli regard.
- Soit, ...elle ne vo...
- Hey mais je n'ai rien commander ! , réalisa Tom, les yeux enfin détournés de l'autre jeune femme.
- Ah beh il était temps que tu t'en rendes compte..., Railla Bill.
- Vous auriez pû me le dire quand même ! , rouspéta son frère.
- Eh bien, si tu étais un peu moins plongé dans le décolleté de la miss et plus attentif, tu aurais reçu nos signaux. Pouffa Georg.
Tom lui envoya un regard noir, et prit la carte du restaurant.
Gustav, lui, était désespéré. Avec ces trois là, il était impossible d'avoir une conversation. Il y en avait toujours un pour lui couper la parole, et un autre pour changer complètement du sujet auquel il voulait aborder.

- Je ne sais pas quoi prendre...Parla Tom.
- Ca me fend le coeur...Fit Bill, avec ironie.
Le dreadeux frappa son cadet à l'arrière du crâne et ria.
- C'est beau la solidarité entre frère hein !
Bill rigola.
- Je vais aux toilettes. Annonça Georg en se levant.
- Alors heu..., dit Tom en parcourant le menu des yeux.

La fille aux yeux vert émeraude arrivait justement en direction de leur table, une assiette en main. Georg n'y fit pas attention et elle trébucha sur son pied.
L'assiette s'envola de ses mains, pour faire un vole plâner dans les airs. Tom, n'y faisant pas attention, se leva de sa chaise, triomphant.


- J'ai trouvé ! Je veux des spaguettis bolognaise ! , cria t-il, heureux d'avoir choisis.
Et alors qu'il relevait les yeux, un plat de pâtes italiennes à la sauce tomate vint lui attérir sur le visage. Tout s'était passé très vite et il ne l'avait pas vu venir. La fille par contre, avait été rattrapé par les bras musclés de Georg. Bill bougeait la tête de droite à gauche, comme les chiens. Regardant son frère mi-humain mi-spaguetti et Georg, avec dans les bras, la serveuse aux jolis yeux.
Ayant compris ce qu'il venait de se passer, il commença à rire. Et Gustav le suivit dans son fou rire. Mais ça ne faisait pas du tout rigoler Tom, recouvert de sauce et de pâtes. Il était répugnant, et ses chances avec l'autre fille baissèrent à vive allure.

- Au moins...Tu as eu ce que tu...tu...vou...voulais ! S'exclaffa Bill, entre deux rires.
Tom grogna et s'en alla du restaurant, les poings serrés.

La serveuse se releva, confuse. Georg lui souria en s'assurant qu'elle n'avait rien.
- Tout va bien, merci. Dit elle, très intimidée par le garçon.
- Très bien alors. Répondut-il, souriant en voyant les joues rosies de la demoiselle.
C'était plutot à lui d'être intimidé, avec ses grands yeux posés sur lui. Il avait l'impression d'être tout nu sous son regard. Alors il s'empressa d'aller se rasseoir et elle repartit de son coté. Un homme vint nettoyer les dégats des spaguettis à sa place.
Après avoir dîner, les trois garçons commandèrent un dernier dessert, avant de monter en haut, voir Tom. Celui-ci n'était pas redécendu manger. Il était remonté prendre une douche et et se changer. Mais au lieu de retourner au restaurant, il avait préféré commander de quoi manger au room service. Il était énervé sur Bill et Gustav, de s'être moquer de lui.
Les trois garçons attendaient leur part de gateaux et leur café. Gustav en profita pour aborder un sujet.

- Dites les gars...

Il leur parla de cette fille aux yeux vert émeraude. Il leur dit qu'elle lui était très famillière et leur demanda si c'était leur cas.
Les deux autres garçons réfléchissèrent un peu et lui répondirent qu'eux aussi l'avaient remarqué. Ils parlèrent de cette fille pendant un moment jusqu'à ce que celle-ci leur apporte leurs tartes à la fraise.
Rassasiés, ils remontèrent dans leur chambres, Bill dans la même que son jumeau, et Gustav et Georg dans l'autre.


- Bonne nuit. A demain, 11 heures.
- Bonne nuit.

Quand Bill entra dans sa suite luxueuse, il vit son frère jumeau, endormit sur le grand lit baldaquin de la chambre. La pièce était plongée dans le noir, et seule la lumière du couloir éclairait l'entrée. Bill alluma une petite lampe posé sur un meuble, et referma la porte derrière lui, à clé. Il alla dans la salle de bain, y alluma la lumière, et referma la porte derrière lui. Après une bonne douche, il enfila un petit boxer, et partit se mettre à coté de son lit. Avant de s'endormir, il observa son frère, éclairé par la faible lueur de la lune. Il semblait paisible et innocent. L'odeur de son gel douche émanait encore de sa peau et Bill ne put s'empêcher de lui caresser le visage. Il lui donna un baiser sur le front, et s'endormit à son tour.



C'était une très belle journée de début décembre. Le soleil brillait sur Berlin et ses habitants, rayonnants. Tout était plutôt calme et paisible, pas un moindre courant d'air. Comme si la ville elle-même était heureuse. Rempli de joie et de bonne humeur, Bill Kaulitz, jeune chanteur adulé, se promenait dans les rues de la capitale allemande, en chantonnant. Il dansait presque sur le trottoir, en s'avancant vers un marchand de gauffres. Il s'en offrit une au chocolat, et repartit toujours avec cette démarche danssante.
Lui et son groupe était au top. Les fans de plus en plus nombreux, les ventes montaient en flèche. Dans le groupe, l'ambiance était très bonne. Et la cerise sur le gâteau, ils venaient de remporter un trophée pour la révélation de l'année et le meilleur groupe international. Ils avaient tout pour être heureux. Et Bill ne s'en gênait pas pour le montrer. Bien qu'il avait dû se mettre un bonnet et de grosses lunettes noires pour ne pas se faire reconnaître dans la rue.
Alors qu'il chantonnait l'air de 'Heilig', ses yeux se posa sur un petit corps frêle et tremblant, assis sur le pas d'une porte. De longs cheveux bruns foncés un peu sale et non lavé depuis quelques jours pendant le long de ses maigres jambes. Alors que la tête était posé sur ses genoux, dans ses mains. Le petit corps sanglotait.
Bill, touché par cette scène, alla voir ce petit être. Il s'assia à coté, mais l'enfant ne réagit pas et continuait à pleurer.

- Bonjour...Finit-il par dire.
Aucune réaction. Seul un petit sanglot lui répondit. Il jetta le reste de sa gauffre dans la poubelle juste à sa droite et posa alors sa main sur le dos de la petite fille, qui arrêta tout mouvement. Elle se dégagea de lui et recula un peu sur le pâlier.

- Désolé. Je ne veux pas te faire de mal. S'excusa Bill, un peu confus.
Une deuxième fois, la petite ne lui répondut pas, mais elle avait cessé de pleurer et essuyait ses larmes. Toujours la tête baissée.
- Je m'appelle Bill et toi ?
Ils restèrent là quelques secondes. Le garçon d'à peine 18 ans ne savait pas vraiment comment réagir face à la froideur de l'enfant. Que pouvait-il bien lui dire ?
Il décida d'attendre un peu, elle finirait bien par dire quelque chose. Elle n'était quand même pas muette.
Bill avait raison, et plusieures minutes plus tard, la petite releva la tête. Elle posa ses yeux sur un caillou traînant par là, et le fixa un long moment.

- Non...Souffla t-elle, d'une voix presque innaudible.
- Pardon ? Fit-il, ayant mal entendu.
- Non, je ne dirais pas mon nom...Répondit froidement la jeune enfant d'une voix beaucoup plus claire.
Bill déglutit. Elle avait une voix mûre. Celle d'une enfant, mais sa voix sonnait le vécu, comme si elle avait eu un passé difficile.
- Pourquoi ? Se risqua de demander Bill.
Elle tourna la tête d'un geste vif, et Bill en fut figé sur place. Ses yeux étaient d'un vert émeraude profond, comme deux pierres précieuses. Ils étaient très grand, et intimidant. La fille parcourait tout son corps de ce regard, ce qui lui donna l'impression d'être nu. Il rougit.
Sa peau, pâle et blanche comme la mort, donnait un contraste impréssionnant à ses yeux.
Bill osa plonger ses prunelles dans les yeux de la petite, mais il n'y trouva rien. Oui, rien. Malgré leur couleur, ils étaient terne. Et aucune étincelle ne brillait dans son regard. En plongeant dedans, il s'attendait à voir de belles choses. Mais il avait plutôt eu l'impression de voir toute la misère et tout le malheur du monde concentré à l'intérieur de ces iris.
Il eut un élan de pitié pour elle. Elle avait l'air si malheureuse. Le chagrin se lisait rien que dans ses yeux, et sa mine ne faisait que le confirmer. Elle avait des problèmes.
Et Bill se promit de découvrir ce qui se cachait derrière ce petit corps frêle, et si il le pouvait, de l'aider.
- Je n'aime pas mon prénom...Siffla t-elle, la voix lente et basse, comme la braise.
- Moi non plus. Ria Bill.
Mais son sourire à elle resta figé, amer.
- Enfin, je veux dire que je n'aime pas mon prénom à moi hein. Pas le tien. S'enfonça t-il, croyant qu'il avait dit une gaffe.
Elle ne dit rien. Elle avait détourné sa tête et fixait à nouveau le caillou.
- Je peux t'appeller comment alors ?
Elle resta muette encore une fois. Elle n'aimait pas beaucoup parler. Comme si elle se forgeait une carapace de mystère, et que personne ne devait découvrir qui elle était et quelle vie elle avait. Mais tout ce mystère ne fit qu'agrandir l'envie de savoir de Bill, un garçon très curieux.
De sa main droite, il alla prendre le menton de la petite fille, et il lui fit tourner la tête, de façon à ce que leurs yeux se rencontrent. Ils restèrent un moment comme ça, à se regarder, jusqu'à ce qu'un sourire fendit les lèvres du jeune androgyne.

- J'ai trouvé. Je t'appellerais Iris.
Il cru voir un mince sourire naître au bord de ses lèvres, mais elle avait tourné une nouvelle fois la tête. Bill resta là, et regarda les gens passer devant eux. Certains, même, les regardaient avec pitié ou dégout, croyant sans doute qu'ils étaient des Sans Domicile Fixe.
Voyant le soleil bientôt se coucher, Bill jetta un dernier regard à la petite. Mais celle-ci n'était vraiment pas décider à parler.

- J'espère que tu ne dors pas ici. Parla t-il. Brisant ainsi le silence lourd qui s'était installé depuis bien dix minutes. Je dois aller rejoindre mes amis, ils vont s'inquièter. Au revoir.
Elle ne montra aucune attention à lui. Rien. Même pas un frisson, ni un mouvement de cheveux.
Alors il tourna les talons, se promettant que demain, il reviendrait la voir.
Mais à peine eut-il fait deux pas, qu'il entendit un vague :
- C'est beau, Iris...


- Bill ! Réveille-toi Bill !
- Mmh, ...Quoi ? ,
émit le dénommé, en enfuyant sa tête dans le coussin.
- Bill, espèce de couillon, tu vas te réveiller !
, lui cria la jolie voix de son frère jumeau.
- Mais qu'est-...ce qu'il y...A ? , bafouilla t-il.
- Tu es réveillé ?
- A ton avis ? Railla Bill en se redressant sur ses coudes.
Il jetta un oeil à son portable, posé sur la table de chevet. Il n'était que 3h56 du matin.
- Mais...BORDEL ! Pourquoi tu me réveilles maintenant ? S'écria Bill, très énervé.
- Parce que tu m'as réveillé toi aussi.
- Tu déglingue complètement mon pauvre. Je dormais !
- Oui. Et tu parlais aussi !
- Comment ça ?
- Oui, tu parlais dans ton sommeil. Et ça m'a réveillé figure toi !
Bill se mit en position assise, et regarda son frère, encore les yeux embrumé. Et un peu aveuglés par la lumière de la lampe de chevet.
- Et je disais quoi ? Questionna t-il.
- Je n'ai pas trop bien compris. J'ai distingué un " Je m'appelle Bill ". Comme si je ne le savais pas, rigola Tom.
Son frère lui donna une frappe sur l'épaule.
- Quoi d'autre ?
- Et aussi " Iris ", que tu as répété plusieurs fois.
Bill se frotta le crâne. Il avait un peu mal à la tête. Son rêve l'avait un peu chamboullé.
- Tu ne l'as toujours pas oublié ? Questionna son frère.
- Je ne l'avais jamais oublié. C'est juste qu'elle s'était mise dans un coin de mon cerveau et que je n'y pensais plus.
- Moi qui pensais l'avoir totalement rayer de ma mémoire, tu m'y fais repenser. Dit Tom, avec un soupçon de méchanceté dans la voix.
- Mouai. Ce n'est pas vraiment de ma faute si j'ai rêvé d'elle. Enfin, ce n'était pas vraiment un rêve.
- Comment ça ?
- C'était plutôt un souvenir. Celui de notre première rencontre.
- Ce jour là, tu aurais mieux fait de ne pas aller te promener. Cracha Tom.
- Arrête de dire des bêtises. Iris était une petite fille très mignonne et gentille. Je me demande vraiment si elle est heureuse maintenant.
- Je m'en fou un peu à vrai dire. Allez viens, on dort
. Termina Tom, en éteignant la lumière.
Mais Bill ne ferma pas les yeux. Il se repassait tout les bons moments qu'il avait passé avec Iris. Quelle petite fille adorable. Vraiment.
Il se demandait ce qu'elle était devenue. Si elle était heureuse actuellement. Il aurait aimé la revoir. Aujourd'hui, elle devrait avoir 18 ans, bientot 19.
Le temps passe si vite.


Tes impressions?

# Posté le samedi 22 mars 2008 14:05

Modifié le vendredi 28 mars 2008 07:25

5. Allergie CommuneAmphitrite. Tome 1.....

5. Allergie CommuneAmphitrite.  Tome 1.....
Allergie Commune.


Bill ne dormit qu'une petite heure et c'est vers 6h du matin qu'il décida de se lever, ne supportant plus les ronflements de Tom. Il alla faire sa toilette dans la salle de bain, à pas feutré par la moquette et enfila ensuite une training et un pull. Muni de ses pantoufles et de sa clé, il sortit de la chambre sans un bruit.

L'hôtel était silencieux à cette heure là. Les gens dormaient encore et les couloirs étaient désert. Bill décida de se dégourdir les jambes en prenant les escaliers et non l'ascenceur. Cinq minutes plus tard, il arriva au rez-de-chaussée, dans le hall. Celui-ci ne faisait pas exception et personne ne s'y trouvait. Sauf peut-être le portier. Mais lui, il était dehors devant l'entrée, droit comme un piquet planté dans le sol.

Le petit ventre de Bill se manifesta dans un gargouillement, et il décida d'aller au restaurant. Mais les portes en verre étaient encore fermées. Il en fut très étonné car sa montre indiquait pourtant 6h45, et le restaurant devrait être ouvert à 6h. Bizarre.
C'est alors qu'un bruit de porte attira son attention, et quand il se retourna, il vit deux jeunes filles entrer dans l'hôtel. Elles riaient aux éclats et ne semblaient pas avoir remarquer la présence de l'androgyne. L'une d'elle était la fille aux yeux émeraudes, qui travaillait dans l'hôtel. Elle portait un long menteau noir éléguant, avec un joli bonnet de la même couleur reposé sur ses cheveux bruns aux quelques boucles. L'autre était blonde aux yeux marrons et rieurs. Elle portait la même veste que son amie, mais en beige et aucun chapeau ne recouvrait ses cheveux d'or.
Elles s'avancèrent vers Bill et la jeune fille qui travaillait ici le regarda étonnée de le voir ici, à cette heure matinale.

- Déjà debout monsieur Kaulitz ?
- Oui...Je n'ai pas très bien dormi.
Elle acquièça et ouvrit enfin le restaurant, ils entrèrent tout les trois, et les deux filles déposèrent leur menteau sur un porte menteau pas loin de la porte. La jolie blonde alla s'asseoir à une table alors que la brune allumait toutes les lumières de la salle et du buffet. Celui-ci était déjà rempli de bons mets comme du pain, des croissants, des pains au chocolat etc. Il y avait aussi des pichets d'eau et de jus d'orange, avec du lait près des céréales. Un deuxième buffet, plus petit, était consacré à la charcuterie. Et sur une longue table était disposés des petits pots de chocolat et de confitures diverses, avec un bac rempli de couvert et des piles d'assiettes propres.
Ils allèrent tout les trois se servirent leur petit déjeuné sur un plateau et ils revint vers leur table. Bill alla s'asseoir à une table pour deux, juste derrière celle des deux filles. Mais la blonde lui dit :

- Non, voyons. Venez manger avec nous ! Ne restez pas seul !
- Quoi ?! , lui chuchota la brune. T'es folle ?
- Non non. Il ne va pas rester seul à cette table. Répondit la blonde, et elle se retourna vers Bill. Allez, venez !
- Heu...vous êtes sûre ? , demanda t-il, gêné.
- Oui, bien sur !
- Bon, très bien. Merci.
- Pas de quoi !
La brune n'avait pas l'air très contente mais elle s'assit sans rien dire et les deux autres firent de même.
- Moi, c'est Fred. Se présenta la blonde en riant. Oui je sais, c'est un prénom de garçon. Mais on s'y fait à la longue.
- C'est un joli prénom, même pour une fille. Souria Bill. Et moi je suis Bill Kau...
- On sait qui vous êtes. Coupa Fred avec un sourire. Et elle - rajouta t-elle en montrant son amie- c'est Am'.
- Am' ? Je n'avais jamais entendu ce prénom.
- C'est plutôt un surnom que Fred me donne. Vous pouvez m'appeller Amy. Dit la brune.
- C'est votre vrai prénom, Amy ? , Demanda Bill, curieux de savoir si il la connaissait.
Elle parut hésiter une seconde avant de répondre.
- Oui, bien sur.
Fred, regardait ailleur, et souleva les sourcils à l'entente de la réponse. Ce qui indiqua à Bill qu'Amy mentait. Mais il ne chercha pas à approfondir la conversation.
Ils commençèrent tout les trois à déjeuner silencieusement quand Bill demanda :

- [Fred, vous aussi vous travaillez à l'hôtel ?
Elle éclata de rire et il souria. Elle avait un joli rire.
- Déjà, arrête de me vouvoyez, j'ai l'impression d'avoir pris 20 ans. Répondit elle. Ensuite, non je ne travaille pas ici. Encore heureux, avec le salaire de misère qu'Amy empoche !
- Fred ! , s'exclama celle-ci.
- Quoi ?! C'est vrai, non ? Tu fais tout le boulot ! Et ils te paient à peine le salaire d'une simple réceptionniste !
- Mais c'est normal ! Il teste mes capacités à gérer tout un hôtel. Et il y a beaucoup d'employer absent. Donc, je dois les remplacer.
- Oui beh, à ta place, je démissionerais. Tu as vraiment trop de boulot. Alors que tu n'es là que depuis trois semaines.
- Ne t'inquiète pas. Bientot, j'aurais une augmentation et je n'aurais plus à faire le travail des autres.
- J'espère pour toi...
La salle s'était replongé dans un silence mal à l'aise et ce n'est qu'un instant plus tard qu'Amy reprit la parole.
- Mince.
Elle regarda son pain, avec un air effrayé. Bill la pensait folle de le regarder comme si un alien allait en sortir.
- Qu'est-ce que t'as ? , demanda Fred.
- Il y a des noix dans ce pain.
- Et ?
- J'en suis allergique, tu le sais.
- Ah oui. T'en as mangé ?
- Je ne sais pas, dit Amy, paniquée.
- Je ne pense pas. Rassura Fred. Tu aurais déjà eu une réaction.
- T'as raison. C'est passé moins une !

Après le petit déjeuner, Bill salua les deux filles et remonta dans sa chambre. Tom dormait encore et Bill décida de prendre une bonne douche et d'aller se recoucher ensuite. Une petite heure.
Il alla dans la salle de bain et se déshabilla. Il attrapa la montre de son frère qui trainait près du lavabo. Elle indiquait 6h18.
Il fronça les yeux et regarda sa montre à lui. Celle-ci indiquait 7h18. Elle avançait d'une heure. Il comprenait maintenant pourquoi le restaurant n'était pas ouvert quand il y était allé. Un coup de chance que les deux filles étaient venu tôt à l'hôtel.
Il fila sous la douche, et en ressortir cinq minutes plus tard. Il n'en fila qu'un boxer après s'être sècher, et il alla s'allonger sur le lit. Et il s'endormit.


Le jour était levé et c'est la tête dans le cul et les yeux embrouillés qu'il se levait du lit. Il ne marchait pas droit et sa tête lui faisait affreusement mal.
Du bruit provenait du rez-de-chaussée alors il décendit. Il alla dans la cuisine et vit Georg qui se faisait griller un pain alors qu'une petite fille était assis sur un grand tabouret, à la petite table accrochée au mur de la pièce. Elle mangeait un pain au chocolat en balançant des pieds dans le vide. Elle lui dit bonjour en souriant quand elle le vit et il lui répondit de même. Il chercha les deux autres garçons des yeux et vit son frère jumeau assis dans le canapé du salon, entrain de regarder la télé. Mais aucune trace de Gustav.
Il s'assit à la table et regarda Iris, qui parraissait indécise devant le panier de pain. Il y en avait de toutes sortes et même Bill ne savait pas toujours quoi prendre. Sans se casser la tête pourtant, il attrappa un croissant.
- Georg, tu me fais une tasse de café s'il te plait ?
- Oui, chef. Répondit celui-ci en souriant.
- Merci. Répondit naturellement Bill en mordant dans son croissant.
Tom entra dans la cuisine, jetta un regard noir à Iris et alla s'asseoir sur le dernier tabouret qu'il restait. Il avait toujours le même air boudeur et arrogant en même temps qu'il affichait depuis qu'Iris s'était installé dans leur vie. Et Bill soupira:
- Qu'y a t-il encore Tom ?
- Non rien. C'est juste qu'Iris est assise sur mon tabouret.
- Gamin. Lança son frère.
Iris était un peu mal à l'aise et dit à Tom:
- Si tu veux, on échange de place.
Elle avait déjà regagner le sol mais il lui répondit sur un ton irrité :
- Non, ça ira.
- Bien. Fit elle en reprenant place. Comme tu veux.

Bill termina de manger en vitesse et repartit à l'étage, se doucher et se changer. Georg était parti lui aussi dans sa chambre, et ils avaient laissé Tom et Iris seuls dans la cuisine. Bill prit donc une douche tranquillement lorsqu' il entendit un cris provenant du rez-de-chaussée. C'était Tom. Qu'avait-til encore fait ?
Il se hâta dans la douche et en sortit très vite. Il se mit un peignoire et décendit les escaliers deux par deux. Du couloir, il apercevait son frère dans la cuisine, raide comme un piquet, fixant le sol de la cuisine, caché par le mur. Bill entra alors et il vit avec horreur, Iris, rampant sur le sol en manque d'air. Elle se tenait la gorge et son visage était tout rouge.
- Bill...Je...
Bill se précipita sur elle et lui dit:
- Ne dis rien. On va appellé une ambulance.
Il cria à Tom:
- Bouge toi ! Tu ne vois pas qu'elle ne va pas bien ?! Appelle les urgences ! Je vais vite enfiler quelque chose et je reviens !
Son frère jumeau acquièça vivement, mais ne bougea pas. Il était comme une statue, complètement immobile. Ses membres ne lui obéissaient plus devant le spectacle d'Iris, agonisant sur le planché. Bill réagit et prit un portable qu'il lança à Tom. Et il repartit en courant à l'étage.
Alors qu'il s'habillait, son coeur battait à cent à l'heure et il suait. Il avait très peur pour Iris. Que lui arrivait t-il ? Etait-ce Tom qui était à l'origine de son état ? Lui avait-il fait du mal ? Pleins de questions sans réponse. Et toujours cette peur qui le tenaillait.
L'ambulance ne tarda pas à arriver et ils partirent très vite, en n'oubliant pas de prévenir Georg de leur départ. A l'hôpital, Bill faisait les cents pas devant la chambre d'Iris et Tom était assis sur un siège, tapotant nerveusement ses doigts sur les bras du fauteuil. Après une heure et demi d'attente et d'angoisse, trois docteurs sortirent de la chambre et une femme vint les voir.
- Elle va mieux. Annonça t-elle. Heureusement que vous l'avez enmener ici au plus vite. Parce qu'elle pouvait mourir.
Bill se mit la main sur le coeur, avec une mine effrayée.
- Mais nous avons réussis à la sauver.
- Merci beaucoup docteur. De tout coeur, merci.
- C'est notre travail, monsieur. Mais faites attention à ce qu'elle ne mange plus de noix.
- Comment ça ? , s'étonna t-il.
- Nous pensons que la petite a mangé des noix et qu'elle en est allergique. Sa gorge a fait une réaction et a gonflé. C'est pour ça qu'elle avait du mal à respirer. Mais maintenant, elle se dégonfle petit à petit et nous lui avons mis une respiration artificielle, au cas où.
- Très bien. Merci docteur. Nous ferons attention maintenant que nous savons qu'elle est allergique aux noix.
- Oui. Ce serait plus prudent. Parce qu'en manger pourrait lui être fatale.


Bill se redressa brutalement du lit, en position assise. Il avait chaud et il transpirait.
- Mon dieu. Amy ! Iris ! C'est elle ! Cria t-il tout seul.
Une sensation immense de joie et de bonheur le submergea et il avait hâte de revoir Amy pour lui dire qu'il savait qui elle était. Pour la retrouver après tout ce temps.
Il sortit avec empressement du lit et se rendit compte en même temps que son frère n'y était plus. Il regarda sa montre. Il était 10h30.
Il devait être en bas à 11 heures. Pour l'interview.
Bill avait déjà prit une douche mais vu les goutes de sueur qui lui coulaient sur le visage, il décida qu'une douche froide ne lui ferait pas de mal.




La suite quand il y aura une vingtaine de commentaires sur ce chapitre et sur le précédent! [Donc 40 en tout, c'est pas la mort xD]
Le chapitre suivant est très intéressant, et l'histoire avance bien dedans. Donc si vous voulez le lire, vous savez ce qu'il vous reste à faire ;-)


# Posté le samedi 22 mars 2008 15:48

Modifié le vendredi 28 mars 2008 07:26

6. AmphitriteAmphitrite. Tome 1.....

6. AmphitriteAmphitrite.  Tome 1.....
Amphitrite.


Bill Kaulitz fut très déçu lorqu' il s'aperçut qu'Amy ne se trouvait pas dans le hall. Et leur manageur, pressé, le poussa littéralement dans le van, en direction d'un plateau TV. Au programme, il y avait l'enregistrement d'une chanson en live et deux interviews. Alors qu'ils étaient au sommet du succès, les plannings étaient souvent surchargés. Alors personne ne se plaignit dans la voiture, malgré qu'aucun d'eux n'avait la forme.
Le temps ne les y aidait pas non plus. Le ciel était gris, terne et nuageux. Un jour pluvieux s'annonçait. Les garçons regardèrent tous par la fenêtre, et d'un seul homme, ils poussèrent un soupire. Ce qui les firent tous sourire, mais personne ne dit rien.

Le bulding d' RTL se montra après un quart d'heure de route, ils quittèrent tous la voiture en vitesse, et piquèrent un sprint vers l'entrée. Voulant éviter la drache qui tombait à l'extérieur.
Un homme vint les accueillir en souriant et ils se serrèrent la main chacun à leur tour. Ils se connaissaient déjà et le groupe savait où il devait aller.
Dans les loges, ils se relaxèrent un peu, buvèrent des sodas et grignotèrent des petits biscuits mis à leur disposition. Tom jouait un petit air sur sa guitare, Bill secouait la tête au rythme de l'air, Georg observait les accords du dreadeux de près, en essayant de trouver le même son sur sa basse, et Gustav écoutait sa musique dans son casque, en faisant des abdos sur le sol. Avec le temps, il était toujours rester très sportif.
David arriva dans la loge et annonça que le magasine Yam! était prêt pour les interviewer. Ils acquièçèrent tous, et se préparèrent à l'arrivée du journaliste, affichant un air sérieux et professionel. Le garçon qui les interrogerait aurait devant lui les Tokio Hotel, et non quatres jeunes normaux.

Celui-ci arriva en toute hâte dans la pièce, en tremblant et respirant fort et vite. Il avait apparement couru et s' était fatigué de sa course. Avec un sourire, Bill alla l'accueillir et lui dit d'une voix mielleuse :

- Voyons voyons, allez vous asseoir, reprenez votre souffle.
Le garçon fit rapidement oui de la tête et lui lança un timide merci avant d'aller poser ses fesses sur le canapé. Le chanteur leva les yeux au ciel quand le journaliste fut de dos et ne pût le voir. Les quatres garçons étaient également installé dans un fauteuil, en face du garçon. Et ils l'observèrent longuement. Bill avait l'air de le trouver pathétique. Tom et Georg s'empêchaient de rire et Gustav avait le visage impassible, mais dans son for intérieur, il se demandait bien où le garçon était aller s'habiller.
En effet, il n'était pas des mieux lookés. On l'aurait cru sorti des années 70. Sa tête était encadré par une coupe au bol. Il était roux, et plusieurs tâches de rousseurs s'éparpillaient sur ses joues. Une paire de lunettes grotesque et épaise reposait sur son nez presque inexistant. La chemise qu'il portait était à carreaux vert et blanc, avec sur la poche de coeur, le motif d'une rose rouge cousu dessus. Ses boutons de manchettes étaient strictement fermés, et sa chemise aussi, chaque bouton bien dans le trou qui lui était destiné. Si bien que Gustav se demanda si il ne se sentait pas à l'étroit dans cette étoffe aux couleurs horribles.
Il portait un jean moitié slim, mal déssiné et mal coupé, d'une couleur claire. A vu d'oeil, il avait l'air d'un homme frigide et peu sûr de lui. Et Tom ne put s'empêcher d'éprouver une certaine fierté d'être Tom Kaulitz, le tombeur de ces dames.

A sa manière de trembler et de se gratter nerveusement le coup, les Tokio Hotel comprirent que c'était un débutant dans le métier et qu'il était intimidé par la présence de célébrités comme eux, en tout modestie naturellement. Le rouquin se racla la gorge et parla enfin :

- Bien. Bonjour à tout les quatres. C'est vraiment un honneur de vous interroger aujourd'hui.
Sa voix était elle aussi tremblante et maladroite. Et Tom ne pût retenir un pouffement peu discret. Le garçon déglutit et devint livide.
- Nous aussi, nous sommes...heu...Honnorés ! L'aida Georg, gentiment.
Le journaliste lui lança un sourire de remerciement et prit une feuille avec un enregistreur.
- Bon alors. Nous allons débuter l'interview.

Forcés, les garçons répondirent aux questions avec peu d'enthousiasme et lassitude. Automatiquement, les garçons placèrent cette interview avec celles qui les avaient le plus ennuyer de toute leur carrière, et même Tom ne lança aucune vane. Une demi-heure plus tard, au grand soulagement de tout le monde, le rouquin annonça la fin de l'entre-vue et il quitta la loge, après leur avoir serrés la main à tout les quatres.

Ceux-ci soufflèrent un grand coup, et commençèrent à parler du journaliste. C'était une habitude qu'ils avaient pris de parler dans leur dos, de commenter leur performance, leur manière de parler, de s'habiller, d'être tout court. Et les garçons ne mâchèrent pas leurs mots au sujet du rouquin. Si bien que lorsque Gülcan Kamps fit son entrée, Bill ressentit une vague de remords pour le journaliste. Il tourna la tête vers la présentatrice de télévision qu'il connaissait déjà depuis un bail, et leva une nouvelle fois les yeux au ciel.
Elle n'avait pas changé ses gouts vestimentaires. Et c'est vêtu d'une robe grise aux reflets métalliques qu'elle entra dans la loge. Sa robe était, évidement, doté d'un décolleté très généreux, et la femme était soulevée par de grands escarpins argentés pailletés. Tellement haut qu'elle dépassait Bill de quelques centimètres.
Ils lui firent la bise, bien que Gustav se contenta de lui serrer la main à elle aussi, et se rassièrent tous, comme à l'interview précédente.

Gülcan était toujours autant souriante et enthousiaste. Seulement voilà, elle avait pris dix ans. Et même Tom, qui souvent regardait son décolleté, ne le faisait plus. Pour lui, elle était vieille et n'avait plus vraiment d'interêt à ses yeux. Ni même à beaucoup d'hommes. D'ailleur, les journeaux étalaient sa désastreuse vie amoureuse avec joie. Mais Gülcan ne comprenait pas que les hommes de son âge s'intérressaient à des femmes matures et aux bons gouts vestimentaires. Son attitude les faisait fuir plus qu'autre chose. Mais elle se refusait de l'admettre, bien entendu.

Elle commença donc son interview, un grand sourire colgate plaqué aux lèvres, si bien qu'elle devait en avoir mal à la mâchoire. Les questions défilaient, et les garçons y répondirent très naturellement et avec sérieux. C'était souvent des questions déjà posées, et ils savaient déjà tous quoi y répondre. Mais alors, la journaliste se tourna vers Gustav, le regard pétillant. Et le jeune homme sentit que ça n'annonçait rien de bon.

- Alors Gustav, la dernière question est pour vous. Vous remettez vous de la mort de votre ancienne petite amie ? Vous sentez vous fautif de sa perte ? Quel sentiment ressentez vous maintenant ? Ca s'est passé il y a déjà deux ans de ça, alors, est-ce que vous y repensez toujours ? La blessure de cette perte est elle guérie ?

A chaque mot qu'elle avait prononcé, Gustav s'était enfoncé dans le sofa et s'était empêché tant bien que mal de ne pas pleurer. Il ne devait pas montrer sa faiblesse à cette garce de Gülcan, et c'est la voix dure et tranchante qu'il répondit :
- Ca ne vous regarde en aucun cas, mademoiselle seins-à-l'-air-toute-l'-année. Ma vie sentimentale ne regarde que moi.
La journaliste lui lança un regard mauvais et s'apprêta à répliquer. Mais Tom fut plus rapide.
- Bien merci. L'interview est terminée. Nous vous remerçions d'être venue. Au revoir !

Il l'emmena à la porte, et la jeta dehors, avec délicatesse mais elle en fut vexée quand même.
Gustav fixait la table basse et ravalait ses larmes. Ses trois amis le regardèrent tristement, et compatirent. Kamps avait fait ressortir les vieux remords que Gustav éprouvait depuis la mort de Sarah, sa dernière petite amie en date. Un stupide accident les avait séparé et aucun des deux n'avaient mérité ça. Bien sur, ce n'était pas fait exprêt, mais le batteur ne pouvait s'empêcher de remettre la faute sur lui. Si seulement il avait résister à la faim, elle ne serait peut-être pas morte aujourd'hui. Sa douleur était d'autant plus grande car Sarah attendait un enfant de lui, et ils prévoyaient de se marier en été 2016, après qu'elle ait accouché. Mais le destin en avait décidé autrement et lui avait retiré les deux êtres qu'il aimait le plus au monde. Triste sort. Mais il avait réussis à surmonter cette étape de sa vie en disant qu'il en apprendrait les leçons et que ça le ferait avancer. Mais au fond de son coeur et dans son âme, il n'avait toujours pas fait le deuil.

Une heure plus tard, ils passèrent sur RTL Exclusif pour un live et une interview. Gustav n'avait pas parler une seule fois, et semblait penser à autre chose. A Sarah. Georg et les jumeaux monopolisèrent le micro, afin qu'on ne pose aucune question au batteur. Car dans ces moments là, chacun était là pour aider leur ami, et tous savait que Gustav ne désirait pas parler.
Quand ils jouèrent " Für Das Leben " [Pour la vie], une chanson qui parlait de leur amitié à tout les quatre, le batteur n'y mit pas toute son énergie. Il joua bien sur, mais sans y prendre plaisir. A cet instant, sa seule envie était de rentrer à l'hôtel et de s'allonger sur son lit, seul. Il attendait juste que le temps passe, en tapant sur des caisses.

Le trajet du retour passa plus vite que l'allée et ils arrivèrent devant le Ritz, bondé de monde. Ca fit un drôle d'effet à Bill, qui avait vu le hall complètement vide, quelques heures plus tôt. Ils ne tardèrent pas à monter dans leurs chambres, surtout en voyant l'air pressé de Gustav. Il entra précipitamment dans sa chambre et ferma la porte au nez de Georg, qui s'apprêtait à entrer lui aussi. Si bien qu'il en eut mal au nez, et qu'il se le frotta un moment avant de frapper à la porte.


- Je désire rester seul ! Cria la voix de son ami, apparement étouffé par un coussin.

Compréhensif, Georg fit demi-tour et alla plutôt s'incruster dans la chambre des jumeaux. Les trois garçons parlèrent longuement de leur journée et de Gustav. Ils étaient navrés et tristes pour lui, mais ils ne pouvaient rien faire. L'homme est impuissant face à la mort.
Malgré ça, les jumeaux et Georg étaient contents de discuter entre amis, en toute intimité. Ils parlèrent de tout et de rien. D'amitié, d'amour, de famille. Ils racontèrent quelques blagues qui les firent rire plusieurs fois aux larmes. Ils firent même fait une petite de bataille de coussins, qui se termina sur le lit, les trois garçons allongés dessus, et respirant très fort, fatigués. Ayant repris leur respiration et leur rythme cardiaque normal, ils rièrent comme des gamins puis replongèrent dans un silence nostalgique. Comme si ils repensaient au passé. A tout ce qu'ils avaient accomplis dans leur vie. C'est alors que Bill repensa à Iris et à Amy. Il décida d'en parler à son frère et son meilleur ami.


- La réceptionniste. Je l'ai vu ce matin.
- Vraiment ? , S'étonna Tom.
- Oui. J'ai déjeuné avec elle et une amie à elle. Elles s'appellent Amy et Fred.
- Fred ? C'est un transexuel ?
Georg éclata de rire à la remarque du guitariste alors que Bill frappa doucement le bras de son frère.
- Non. Bien sur que non. C'est une fille qui s'appelle simplement Fred. Et elle est très jolie.
- Intéressant... Siffla Tom, pour rigoler.
- Tu ne changeras jamais petit frère.
- Petit frère ? Je suis né dix minutes avant toi, je te signale.
- Je sais, je sais. Mais j'ai seulement l'impression d'être plus mature que toi. Sourit Bill, en fixant une des lampes du plafond.
Mais Tom ne répondit pas. Si bien qu'il dû appeller son nom.
- Je te boude. Annonça t-il.
Et Georg et Bill éclatèrent de rire.
- Bon tant pis. Ca ne dure jamais bien longtemps de toute façon. Et je voulais vous parler de quelque chose d'important.
- De quoi ?! Demanda aussitôt Tom.
- Tien, tu ne boudes déjà plus ? Taquina Bill.
- Haha. T'es drôle.
- Je sais. Sourit-il. Donc je parlais d'Amy.
- Oui. Dit Georg, l'encourageant à continuer.
- Et j'ai découvert que c'était en faite Iris.
Sans s'y attendre, Bill et Georg entendirent Tom éclater dans un fou rire solitaire. Il ria pendant une bonne poignée de minutes et quand il se rendit compte que ça ne faisait rire que lui, il stoppa net son rire.
- Tu rigoles ?
- Non. J'ai des preuves que c'est elle. Répondit très sérieusement son double.
- Lesquelles ?
- Ses yeux rares et son allergie pour les noix.
- Ca ne veut strictement rien dire. Assura Tom.
- Attend. Quand elle m'a dit qu'elle s'appelait Amy, je lui ai demandé si c'était son vrai prénom et elle a hésité avant de me répondre oui. J'ai bien vu qu'elle mentait. Et je sais très bien qu'Iris n'aimait pas son vrai prénom.
- Pourtant, c'est plutôt joli Iris. Fit remarqué Georg qui s'était redressé sur le lit.
- Bien sur. Mais elle ne s'appelle pas Iris.
- QUOI ?! , S'écrièrent Georg et Tom.
- Je ne vous l'avais jamais dit ?
- Non. Tu as sûrement dû ou-bli-er. Répondit son frère, d'une voix irritée.
- Désolé alors. Beh maintenant, vous savez que c'est moi qui l'ait appellé comme ça. Parce qu'elle n'a jamais voulu me dire son prénom.
- Pff. En plus d'être chiante, c'est une menteuse. Murmura Tom dans sa barbe inexistante.
- T'es gonflant à la fin Tom ! S'énerva Bill en se redressant lui aussi, mais plus brutalement, du lit. Qu'as-tu contre elle à la fin ?
- Mais...Rien ! Rien du tout ! Assura Tom.
- Fait pas le con avec moi ! Tu l'as toujours détesté !

Georg préssentait qu'une dispute allait éclaté entre les jumeaux et il se dit qu'il était préférable de les laisser seuls. Leurs disputes étaient rares, mais quand celles-ci se produisaient, c'était assez violent. Il annonça donc :
- Bon, vous savez quoi les gars, je vais aller voir Gustav. Ca fait déjà trois heures qu'il est tout seul dans l'autre chambre.
Il tourna les talons mais une main vint lui attraper l'épaule.
- Non ! Tu restes ici ! J'y vais ! Ordonna Bill en quittant la chambre en furie, en n'omettant pas de claquer la porte derrière lui.

Il frappa à la porte violement mais personne ne répondit. Il colla son oreille pour écouter, et il entendit les sanglots de Gustav. Il appuya la poignée et fut surpris et heureux que la porte ne soit pas fermée à clé. Il entra doucement dans la pièce, complètement plongée dans le noir. Il referma calmement derrière lui, et chercha une lampe de chevet à tâtons. Il en trouva une qui était posé sur un meuble, à l'identique de sa chambre à lui. Il appuya sur le bouton, et la pièce fut un peu éclairée. Gustav était allongé sur le grand lit, dos à lui. Il tremblait en sanglotant et ne cachait pas qu'il pleurait. Bill contourna le lit et alla s'asseoir à coté de lui, sur le bord du lit. Il regarda le visage de son ami, faiblement éclairé par la lampe. Il faisait assez sombre de ce coté de la pièce, mais l'androgyne pût très bien distinguer les traces que les larmes avaient laissé sur ses joues. Il prit un mouchoir d'une boîte posée sur la table de chevet, et essuya délicatement le visage de Gustav.


- Tu as raison de pleurer. Murmura t-il. Ca fait toujours du bien d'exterioriser ses émotions.
- Oui... Répondit faiblement le garçon couché en position du foetus. - Après un moment, il rajouta - Je crois que je vais aller me dégourdir les jambes dans l'hôtel, ça me fera du bien.
Bill acquièça doucement et se releva pour laisser passer son ami.
- A tout à l'heure Bill. Dit celui-ci en quittant la pièce.
Lorsque la porte fut refermée, le jeune allemand de 28 ans se coucha à la place que son ami avait laissé. Elle était encore chaude, et il ne tarda pas à s'endormir.

Gustav marcha maladroitement dans le couloir en essuyant ses yeux encore humide. Et lorsqu' il passa devant un miroir, il s'observit un moment. Son visage était rouge et ses yeux bouffis. On voyait très bien qu'il avait pleuré. Mais il continua quand même sa route et arriva devant les ascenseurs. Il en appela les deux et attendit sagement. Un d'eux arriva et s'ouvrit en laissant découvrir la réceptionniste aux yeux verts émeraudes à l'intérieur. Gustav entra et se mit derrière elle, en essayant de se cacher le plus possible le visage, honteux d'avoir pleurer. L'ascenseur referma ses portes et continua à descendre vers l'étage plus bas. Mais il ne put arrivé jusque là car une secousse brutale fit tremblé l'ascenseur et celui-ci s'arrêta.
Ne s'y attendant pas, les deux personnes présentes à l'intérieur tombèrent à terre et la lumière s'éteignit.


- Eh merde. Lâcha la fille.

Gustav ne put réprimer un petit sourire. Sa journée aurait été riche en action en tout cas, et il valait mieux en rire qu'en pleurer. Même si ça lui avait fait mal de repenser au passé, à Sarah et à tout ce qui était arrivé.
Les deux individus ne dirent rien pendant dix bonnes minutes, mais ne supportant plus le silence, la réceptionniste demanda :

- Pourquoi avez-vous pleurer ?

Gustav ria doucement, et lui répondit :
- Comment vous appelez vous d'abord ?
- Amphitrite.



Alors, vous en dites quoi de ce chapitre ? ><
Lâchez vos impressions! =)

# Posté le dimanche 23 mars 2008 21:28

Modifié le vendredi 28 mars 2008 07:27

7. Un surnom pour le frère de coeurAmphitrite. Tome 1.....

7. Un surnom pour le frère de coeurAmphitrite.  Tome 1.....
Un surnom pour le frère de coeur.



Bill était affalé sur le grand canapé du salon et zappait les chaînes de la télé en râlant sur les postes qui ne diffusaient rien d'intéressant. Il n'était pas de très bonne humeur aujourd'hui. L'attitude de son frère l'agaçait, il n'avait rien à faire, et en ce dimanche soir, le frigo se trouvait vide.
Quelqu'un entra dans le salon, et attira son attention. Iris était vêtue de sa longue chemise de nuit bleue constellée d'étoiles et ses longs cheveux en batailles lui barraient ses petites yeux fatigués. Elle était sortie de l'hôpital la veille, et son corps était encore faible. Si bien qu'elle avait dormi toute l'après-midi. Il l'observa attendri et ouvrit les bras vers elle, pour l'appeler à venir chez lui. Elle ne se fit pas prier et elle courra se réfugier dans ses bras. Car malgré le corps frêle du garçon, Iris retrouvait toujours une sensation de sécurité lorsqu' elle était près de lui. Son corps était aussi chaud qu'une bouillotte, et elle se colla à lui tel un esquimau l'aurait en voyant un radiateur.

- Tu as faim ? Demanda t-il en caressant le front de la petite.
Elle fit vivement non de la tête et la reposa sur son torse bouillant.
- Tu as bien de la chance toi. Moi, je pourrais avaler un loup si je le pouvais.
- Tom a oublié de faire les courses, c'est ça ? Souria Iris de ses petites dents.
- J'aimerais te répondre que non...
- Attend moi. Lui ordonna Iris en quittant ses bras.
Elle fonça à l'étage chercher quelque chose et en revint une minute plus tard avec un paquet mystérieux en main.
- C'est quoi ? Demande curieusement Bill.
Elle se remit à sa place et lui tendit le petit sachet. C'était en faite un bout de tissu qui avait été rattaché à ses bouts par une ficelle pour enfermer quelques choses. Quelques choses de mous, constata t-il en lui prenant. Il déficela le noeud rouge qu'elle avait utilisé et l'ouvrit. A l'intérieur se trouvaient des petits gâteaux aux pépites de chocolat. Il ouvrit grand les yeux, étonné et posa un regard interrogatif sur Iris.

- Ce sont les gâteaux que ta maman avait fait la semaine dernière.
- J'ai vu. Dit-il, en continuant à la regarder profondément.
- Et j'en ai gardé. Continua t-elle. Au cas où. En cas de famine par exemple.
Ils rièrent tout les deux et Bill caressa la chevelure brune d'Iris.
- C'était une bonne idée. Mais je ne peux pas te les prendre. Ce sont tes provisions.
- Ne t'en fais pas pour moi. Le rassura Iris. J'ai l'habitude de ne pas beaucoup manger. Je tiendrai jusque demain.
Le coeur de Bill se serra. Il n'aimait pas quand elle faisait allusion à sa vie d'avant. Ca lui faisait toujours mal de savoir qu'elle avait vécu un enfer avant de le rencontrer. Mais il se rassurait maintenant en se disant qu'elle allait être mise entre de bonnes mains dans une famille d'accueil. Bien sur, elle allait lui manquer, mais ils y étaient obligés. Avec le groupe, et à seulement 18 ans, Bill ne pouvait garder Iris près de lui. Même si il l'aurait bien voulu.

Il prit un biscuit et croqua dedans. Il en savoura la saveur et le goût puis tendit le reste du 'sachet' à Iris.
- Garde les. Lui ordonna t-il. Et je t'interdis de discuter ! Rajouta t-il en voyant qu'elle s'apprêtait à répliquer.
Elle lui prit, et réattacha le noeux, juste après avoir pris un des petits coockies. Elle posa le paquet sur la table basse du salon et se réinstalla dans les bras de Bill, en mangeant. Bill reserra leur étreinte et lui donna un nouveau baiser sur le front.
- Tu veux regarder un DVD ? Lui demanda t-il.
- Oh oui ! S'enthousiasma t-elle. Un disney !
- Pas de problème ! On les a tous ! Lequel veux-tu voir ?
- Mmmh. Réflichissa t-elle. Le livre de la jungle !
Bill alla voir l'étagère et en sortit le dit DVD. Il alluma le lecteur et l'y inséra. Ensuite il retourna s'asseoir et activa le film. Ca pouvait commencer...
Si il y avait bien quelque chose sur laquelle ils étaient tout les deux d'accord, c'est de ne jamais parler pendant un film ou un Disney. C'était leur règle d'or. Un bon film se regardait dans un silence absolu et se savourait uniquement avec les yeux, et non avec la bouche. Ils regardèrent donc Mowgly et ses amis pendant près d'une heure et demi, passant du rire aux larmes. Iris pleura au moment où l'on pensait que Balou était mort, son personnage préféré. Il était drôle et attachant, toujours là pour veiller sur Mowgly, comme un grand frère. Si bien qu'il lui rappelait quelqu'un.

A la fin du film, Iris posa ses yeux baignés par les larmes sur Bill. Celui-ci la regarda attendris et lui demanda :
- Hey pourquoi pleures-tu ?
Elle s'essuya les yeux du revers de manche.
- Oh pour rien. Répondit-elle. C'est juste que je t'aime.
Le jeune garçon fut ému par les paroles de la petite fille et porta la main à sa bouche.
- Moi aussi je t'aime Iris.
Tout les deux se sourièrent et se prirent une nouvelle fois dans les bras, en se serrant très fort, comme pour ne jamais se quitter. Jamais.
- Tu sais quoi ? Lui demanda Iris.
- Dis moi.
- Comme tu m'as donné ce surnom, moi aussi je t'en donnerai un.
- Aucun problème. Lequel ce sera ?
- Haha. Fit elle avec un ton de mystère dans la voix. Tu verras bien au moment où je t'appellerai.
Bill fit la moue et fit semblant de pleurer. Mais ça n'attendrissa pas plus que ça la petite.
- Fais pas l'idiot. Rigola t-elle. On dirait que c'est toi qui a 9 ans !
- Hey petite, tu n'as pas encore 9 ans. S'éleva la voix reconnaissante de Tom.
Bill et Iris se retournèrent vers lui d'un même mouvement. Le jumeau de l'androgyne se trouvait à l'encadrement de la porte qui reliait le salon et le hall d'entrée.
- Après demain, je les aurai ! Répliqua t-elle en lui tirant la langue.
Tom la regarda de haut et murmura un 'sale gamine' qu'ils pûrent quand même entendre.
- Je viens juste te dire que Georg voudrait que tu montes le voir dans sa chambre. Il veut te parler.
Elle acquièsça vivement la tête, donna un bisou à Bill et quitta le fauteuil. Tom ne l'attendit pas et remonta très vite en haut. Elle s'apprêta à le suivre mais elle s'arrêta à l'endroit où le dreadeux s'était trouvé et se retourna une dernière fois vers le plus jeune des jumeaux.

- Tu sais, Ballou, même si je pars bientôt pour une autre famille, je sais qu'on se reverra plus tard. Je te le promets.
- Ballou ? S'étonna Bill.
Iris lui fit un clein d'oeil et partit.


Le garçon ouvrit un oeil, puis l'autre. Quelqu'un le secouait mais la noirceur de la pièce ne lui permettait pas de voir qui c'était. Il se redressa, un peu sonné par ce réveil et dit d'une voix un peu brumeuse :

- Hey du calme !

- Bill, Gustav est coincé dans un ascenseur !




Alors...Ce chapitre, l'est mignon hein? xD
Ahem et plus court que d'habitude.
C'est fait exprêt.
Pour vous faire poireauter.
Que se passe t-il dans l'ascenseur?
Niark, pour le savoir, va falloir attendre la suite!


Edition :
Bon comme certaines s'enmêlent un peu les pinceaux, je crois que quelques précisions s'imposent.
Tout d'abord, Amphitrite, alias Iris, ne s'appelle pas du tout Amy. Elle a mentit à Bill. Parce qu'elle ne donne à personne son véritable prénom (Seul Fred, sa meilleure amie, le connait). Et comme Fred l'appelle Am', Iris a dit qu'elle s'appelait Amy. Mais ce n'est pas vrai.

Ensuite, concernant ce chapitre-ci. Si vous ne voyez pas le rapport avec le chapitre précédent, beh lisez ce qui suit.
Bill et Tom se dispute au sujet d'Iris, et Bill quitte la chambre en colère, et va voir Gustav, qui se repose en pleurant dans sa chambre. Gustav décide de prendre l'air, et quitte l'endroit. Et Bill s'endort à sa place!
C'est donc là qu'on en vient à ce chapitre-ci, qui raconte le rêve que Bill fait. Qui est en fait un souvenir!
Puis bon, quelqu'un vient le réveiller en lui apprenant que Gus' est coincé dans un ascenseur.
Capiche? xD

# Posté le lundi 24 mars 2008 15:07

Modifié le vendredi 28 mars 2008 07:28