- C'est un prénom spécial. Avoua Gustav en s'appuyant la tête contre l'un des murs. C'est ...original.
Amphitrite ria mais ne dit rien.
- D'où ça vient ?
- Oh, ça n'a pas grande importance vous savez. Mais vous n'avez pas répondu à ma question.
- C'était il y a deux ans de ça. Je vivais le parfait amour avec mon amie, Sarah. Nous étions ensemble depuis deux années, et nous nous aimions comme des dingues. Nous avions même prévu de nous marier un an plus tard, en été. Juste après que notre enfant soit né. Mais...il n'est jamais né. Car je les ai tué. Dit il en étouffant un sanglot.
Amphitrite le chercha à tâtons et quand elle posa sa main sur son épaule, elle le laissa aller dans ses bras et lui caressa le dos, avec la douceur que seule une fille pouvait avoir. Gustav pleura dans son cou et se vida de ses dernières larmes. Quand il eut fini, elle décida de reprendre la parole :
- Allons, allons. Je suis sûre que vous ne les avez pas tuer. C'était surment un accident. Un mauvais coup de la vie. Mais je sais que vous êtes un homme bien, et vous n'avez rien fait.
- Si...si...Elle est morte par ma faute.
-
Gustav renifla et réfléchit à ce que la jeune fille venait de lui dire. Elle avait raison. Il avait évolué depuis la mort de Sarah, et il n'était plus tout à fait le même qu'il y a 2 ans. Alors pour rire, il dit :
- A méditer.
Et Amphitrite ria. Mais pas bien longtemps.
- Je peux vous demander de quoi sont ils mort ? Lui demanda t-elle, mal à l'aise.
- Oui. Je l'ai ....embrassé après avoir manger un sandwich au beurre de ....cacahuète. Elle est morte sur le coup.
La raison lui provoqua un frisson tout le long de son dos. C'était une allergie.
- Elle ne savait pas. Dit elle, mais c'était plutôt une affirmation qu'une question.
- Oui. Et moi non plus. Répondit Gustav d'une voix triste. Mais j'aimerais changer de sujet.
- Aucun problème, on a tout notre temps.
- Quel est votre âge ?
- J'ai actuellement 18 ans. J'en aurais 19 la semaine prochaine.
- How. Eh bien, je vous souhaite un bon anniversaire à l'avance, car nous ne serons plus là le jour-même. C'est dommage, car je vous apprécie bien.
- Merci beaucoup. Mais vous savez, ce n'est pas grave. Je suis toujours seule le jour de mon anniversaire.
- Vous n'avez jamais fêté votre anniversaire avec quelqu'un ?
- Si. Une seule fois. Mon plus bel anniversaire. Je m'en souviens comme si c'était hier.
- Racontez-moi.
- On avait bien rit. Et après ça, nous sommes allé à une fête foraine, et il m'a acheté pleins de bonbons et de pop-corn. Et même une barbe à papa. C'était les premières sucreries que je goûtais, et j'en étais d'autant plus excitée. Puis, toutes les lumières de la fête émerveillaient mes yeux d'enfant malheureuse. Quand mon père m'enfermait dans cette pièce avant ça, des jours sans manger, il faisait trop sombre pour mes yeux. Mais j'ai finis par m'y habituer, si bien que maintenant, je vois mieux dans le noir qu'une personne normale. Bon, je ne suis pas comme le chat, bien sur. Mais j'arrive à distinguer beaucoup de choses que toi, tu ne pourrais pas voir. D'ailleurs, ta braguette est ouverte.
Gustav s'empressa de la fermer et ses joues s'enflammèrent vite.
- Ne rougis pas. Ce n'est rien. Dit Iris. Et désolée de ne pas te l'avoir dit avant.
Ils rigolèrent tout les deux, puis elle continua son récit.
- Et moi, qui était habituée au noir, eh bien toutes ces lumières m'émerveillaient. Je trouvait tout ça vraiment sûréaliste et merveilleux. L'ambiance était super aussi, tout ces gens qui riaient, ceux qui criaient depuis les grandes montagnes russes, les sourires sur les visages de gens. Tout ça me rendait heureuse. Et Balou près de moi était la cerise sur le gateau. Sourit elle. Ensuite, nous sommes rentrés à la maison de Balou, et des gens nous attendaient dans le noir, et m'ont crié un 'surprise !' avec des cadeaux dans les mains. Le salon avait été décoré par diverses décorations d'anniversaires. On a soufflé un grand gâteau au chocolat où il y avait marqué en sirop 'Happy Birthday Iris' et l'unique bougie formait un joli 9.
Le batteur l'écoutait avec beaucoup d'attention et distingua la gaïeté et le ton joyeux qu'elle employait. Il se souvenait de ce soir là, mais il n'avait jamais su qu'elle lui avait procuré autant de bonheur que cela. Gustav n'avait jamais su grand chose sur le passé d'Amphitrite. Bill était celui qui en savait le plus. Georg, Tom et lui ne connaissait qu'une petite partie de la véritée. Iris était battue par son père.
- C'était le plus beau jour de ma vie. Et je donnerais tout ce que j'ai pour le revivre. On verra quand ils auront inventés une machine à remonter le temps.
Ils rièrent doucement et replongèrent dans un silence légé. C'est alors que les lumières se rallumèrent dans l'ascenseur et que la cabine décendit rapidement au rez-de-chaussée, sans s'arrêter aux autres étages. Quand les portes s'ouvrirent, des gens étaient regroupés à l'entrée. Des clients et une jolie blonde qui semblait connaître Amphitrite et Tom.
- Hey vieux, tu vas bien ? C'est une fille qui m'a dit que tu étais coincé là-dedans ! Lui dit celui-ci.
- Oui Oui, je vais bien.Le rassura Gustav. Au revoir ! Lança t-il à l'adresse d'Iris qui le lui rendit.
Tom suivit son regard et tomba sur la réceptionniste qui lui avait envoyé une assiette de spaguettis la veille. Il grimaça. Il ignorait pourquoi, mais cette fille ne lui attirait pas beaucoup de sympathie. Peut-être parce que son frère assurait que c'était Iris. Tom le trouvait idiot de croire ça, il se faisait des illusions. La réceptionniste avait une poitrine bien trop généreuse et de bien belles fesses pour être Iris.
Gustav observait aussi les formes d'Amphitrite, alors que celle-ci prenait son menteau avec son amie pour quitter l'hôtel, mais ce n'était pas pour les mêmes raisons que Tom. Non, il la regardait juste pour la comparer à l'image de la petite Iris de 9 ans. Elle avait vraiment changer physiquement. Elle avait poussé d'un bon mètre, son arrière train avait pris un peu plus de proportions ainsi que sa poitrine et son tour de taille. Seuls son regard pouvait indiqué que c'était bien elle. Car ses traits, eux aussi, avaient changés.
Un cris de Bill attira leur attention et celui-ci déboula dans le hall. Avec derrière lui, un Georg essoufflé.
- Tu vas bien Gus' ? On m'a dit que tu avais été coincé dans l'ascenceur !
- Ne t'inquiète pas, je vais très très bien. Même mieux que lorsque je t'ai quitté. Et puis, que veux-tu qu'il m'arrive dans un ascenseur ?
- Tu as raison. Je suis vraiment rassuré.
Gustav lui souria et dit aux trois garçons :
- Ah mais au faite, on n'a pas un concert nous ?
C'est à ce moment là que David surgit dans le hall. Son visage et son nez avaient rougis par le froid, et sa veste noir était constellés de flocons.
- Les garçons, pour votre concert ce soir, nous avons l'honneur d'avoir la première neige du mois ! Annonça t-il joyeusement. Allez, en route ! Il ne faut pas tarder !